Compostelle 2019: Jour 0 Dimanche 19 mai

Bonsoir Gérard et tous les autres.

Nous voilà de retour là où nous avons quitté le chemin l’année dernière, Navarrenx.

Le voyage a été long et a commencé dans la confusion , confusion de gare, nous nous sommes retrouvées à la Part Dieu alors que notre train partait de Perrache, la faute à Muriel qui ne lit pas les billets correctement !

Heureusement Marie Odile maîtrise les TCL et nous avons pu attraper notre train dans les temps.

Pas de photos aujourd’hui, nous avons bien longé Lourdes et sa basilique mais il pleuvait à ce moment là et le conducteur n’a pas voulu ralentir.

Demain petite étape de 19 km. Et en attendant, une bonne nuit de sommeil.

À demain. Muriel

Compostelle 2019: Jour 1 Lundi 20 mai

Hello tout le monde.

Notre 1 ère étape jusqu’à Aroue a été courte.

Nous avons beaucoup marché sur la route car une crue sur un ruisseau qu’on devait passer à gué nous a obligé à changer d’itinéraire.

La pluie nous a accompagnées une partie du chemin, histoire de sortir la cape de pluie pour suer un bon peu dessous.

Le pays basque nous offre un accueil chaleureux.

Bonne soirée à tous. A demain Muriel

On ne voit plus beaucoup de pèlerins équipés comme ça …

Le départ de Navarrenx

Sur la borne indiquant les km restant, une erreur s’est glissée, c’est 840 km jusqu’à Santiago !

Compostelle 2019: Jour 2 Mardi 21 mai

 

 

Bonjour à tous.

Aujourd’hui nous avons marché 22,5 km d’Aroue à Ostabat. Nous avons traversé une jolie campagne, avec sur les hauteurs de belles vues sur les Pyrénées. Nous avons vu des vaches, des moutons et même une colonie de vautours qui attendaient patiemment qu’un pèlerin en passant trépasse, pour en faire un festin. Les petites églises et les chapelles au milieu de nulle part nous ont enchantées. Nous commençons à connaître bon nombre de pèlerins et l’ambiance est joviale.

Ce soir le gîte est rustique mais nous mettons tout notre espoir dans le repas.

Bonne soirée. À demain. Muriel

 

La minuscule chapelle de Soyarza ( ou quelque chose comme ça ). Les arbres tout autour se tiennent par les branches pour faire la ronde.

L’intérieur de la chapelle

La stèle de Gibraltar, point de rencontre des chemins du Puy, de Vézelay et de Tours.

Le tout petit cimetière de la chapelle d’Harambeltz

Un beau chemin dallé et qui grimpait bien.

Compostelle 2019: Jour 3 Mercredi 22 mai

Bonsoir à tous.

Nous voilà arrivées à St Jean Pied de Port. C’est une charmante ville que nous avons juste traversé pour l’instant, notre gîte étant à la sortie sur le chemin de Roncevaux en haut d’une belle montée ( éprouvante après 22 km de marche ).

Nous sommes face aux montagnes, en pleine verdure, mais il va falloir redescendre pour visiter la ville, faire les courses pour demain et manger ce soir ! Le chemin de St Jacques n’est pas toujours un long fleuve tranquille …

Je vous envoie qqes photos prises ce matin, d’autres de St Jean pied de port suivront plus tard.

Demain c’est l’étape redoutée : Roncevaux, 900 m de dénivelé, avec le sac à dos ! Pensez très fort à nous pour nous soutenir de loin. À demain soir, si nous réussissons la mission.

Muriel

L’église de saint Jean le vieux.

Notre première vue de St Jean pied de port.

Les jolies maisons basques.

Des moutons partout. Nous avons goûté l’Ossau Iraty fermier, miam !

Compostelle 2019: Jour 4 Jeudi 23 mai

:Pour commencer, des photos d’hier arrivées tardivement

Quelques photos de St Jean pied de port.

 

Bonsoir tout le monde.

Que de choses à vous raconter ce soir !!!!

Mais d’abord le plus important, nous sommes bien arrivées à Roncevaux, mais pas en même temps et pas par le même route ! J’ai choisi le chemin de l’hiver comme prévu alors que Marie Odile a eu le courage de faire la voie classique par la montagne. Elle vous racontera son chemin plus tard et vous enverra ses photos.

Mon chemin avait bien commencé, une jolie petite route de campagne qui montait et descendait au milieu des prés. J’ai bien failli être aspergée par un agriculteur en train de pulvériser du lisier dans son champ depuis la route, lorsqu’il est passé devant un gros poteau le lisier a pris une tout autre direction, à 5 secondes près j’étais crépie !

J’ai fait qqes rencontres ( cf photos). Je suis passée par Arneguy, Valcarlos, des petits hameaux sans noms nichés en fond de vallée au bord d’un torrent tumultueux. Il n’y avait aucun autre pèlerin sur ce chemin. À Valcarlos, j’ai traversé la cour de l’école qui n’est pas fermée et les petits de maternelle m’ont dit : holà. Après Valcarlos, j’ai dû marcher sur la route nationale, avec un peu de passage. De temps en temps, le chemin replongeait vers le torrent en sous bois. Je m’attendais presque à voir surgir des loups ou le fameux ours des Pyrénées ( j’ai l’imagination fertile ).

En reprenant la route nationale, j’ai été doublée par un cycliste très chargé qui alterné la marche avec le pédalage pendant 2 km en restant 100 m devant moi. Et bien sûr, Il s’est arrêté là où j’avais prévu de faire une pause. Du coup on a causé un peu, c’était un Allemand qui venait de Munich en vélo, qui dormait sous sa tente et avait l’air aussi fourbu que moi. Comme de temps en temps, je partais sur les petits chemins de traverse, je suis arrivée à Ibaneta avant lui !

Mais c’est là que je me suis fourvoyée, et oui j’ai continué sur une jolie route forestière qui me convenait à merveille car elle ne montait que très peu. En plus j’avais changé de chaussures et retrouvé des ailerons. Au bout de 2 km sur ce chemin où j’étais seule, j’ai trouvé un panneau explicatif qui ne mentionnait pas du tout Roncevaux. Là j’ai commencé à me poser qqes questions. Je ne savais plus du tout où j’étais, j’ai voulu appeler Marie Odile pensant qu’elle était arrivée à Roncevaux mais pas de réseau. 5 secondes de panique suivies de 5 mn de découragement, et puis je suis repartie dans l’autre sens sans savoir lequel était le bon ( enfin faute d’autres pèlerins, ça voulait bien dire que je n’étais pas au bon endroit).

Donc retour sur les pas ( souvenez-vous j’avais fait 2 km sur une route déserte ) et tout d’un coup j’entends un moteur, alléluia ! C’était un berger qui rentrait chez lui en passant par Roncevaux. Il a eu pitié et m’a transportée gentiment jusqu’à ma destination ! Heureusement que la providence l’a mis sur ma route, sinon je serai peut être encore en train de marcher en pleurant et en grelottant car les nuits sont fraîches ici. Voilà, j’espère que mon histoire vous aura fait rire, c’est le but.

Bonne soirée. À demain. Muriel

L’église ou basilique ou abbaye de Roncevaux

L’église d’Ibaneta

L’intérieur de la chapelle d’Ibaneta

L’extérieur de la même

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Désolée, impossible d’envoyer les photos depuis le téléphone de Marie Odile.

On essayera demain. Bonne soirée.

Compostelle 2019: Jour 5 Vendredi 24 mai

L’arrivée à Zubiri avec son vieux pont ( Zubiri veut dire : le village du pont ). La maison à droite du pont est notre gîte de cette nuit.

Bonjour à tous, la leçon d’aujourd’hui portera essentiellement sur la géologie entre Roncevaux et Zubiri.

Durant cette rando de 21 km nous avons pu admirer le sol et les strates très visibles et verticales, comme des tranches de pain de mie glissées dans un toaster. Il m’a semblé que c’était de l’ardoise et parfois du granit. Alors, me direz-vous, pourquoi autant de détails pour la géologie des Pyrénées basques ? Et bien parce qu’il pleuvait ! Et quand il pleut, les montagnes pyrénéennes sont dans la brume, donc il n’y avait pas grand chose d’autre à admirer …

Nous avons traversé plusieurs villages, quelques un mignons, d’autres insignifiants, nous avons quelques belles églises et maison. Marie Odile vous envoie une photo d’un cimetière dans la campagne après Viscarret. Moi j’ai gardé mon téléphone au sec, peu de matière à photographier et surtout plus de batterie.

J’allais oublier de vous parler de notre nuit à Roncevaux dans l’albergue de 400 lits. Ce sont des petits box de 2 lits superposés, il n’y a pas de couverture et la nuit est très fraîche. Les pèlerins se lèvent souvent la nuit pour aller aux toilettes et claquent les portes. Une petite lumière reste allumée et à 6 h pétantes, les grands candelabres s’allument et de la musique moyen nageuse en espagnol est diffusée. Ce n’est pas l’endroit rêvé pour faire la grasse matinée.

Mais on n’est pas venu pour ça … Les jambes vont bien, les dos s’habituent aux sacs, les pieds tiennent le coup.

À demain pour d’autres aventures. Muriel

 

 

Compostelle 2019: Jour 6 Samedi 25 mai

Bonjour tout le monde, puisque vous avez été bien sages, je continue ma narration.

Ce matin départ de Zubiri à 7 h 45, dans la grisaille et la fraîcheur navarraise. Nous avons d’abord longé une très belle usine de magnésite qui noircit toute la nature alentour. Nous avons continué sur un chemin quelconque, montant, descendant, souvent cimenté, le plus souvent très boueux. Nous avons traversé quelques villages et hameaux, nous avons évité la pluie mais toujours pas utilisé nos lunettes de soleil …

La végétation commence à prendre une couleur plus méditerranéenne, les chênes sont détrônés par les pins, le buis et les Genêts. Tout du long nous avons suivi el Rio Arga, mais aussi une route à 3 voies très passante.

Avant d’arriver à Pamplona, nous avons traversé une 1 ère ville et son quartier populaire. Nous avons franchi la belle portal de Francia, et incroyable mais vrai, nous avons été accueillies par une fanfare et des danseurs !!! Quelle notoriété même au delà des frontières ! Marie Odile vous envoie une photo de la fiesta del Barrio.

Pour ce qui est du logement de ce soir, il va nous faire regretter l’albergue de Roncevaux, c’est dire … Un dortoir de 56 lits, toujours sans couverture, sous un plafond cathédrale, des sanitaires spartiates, etc, etc.

Nous allons maintenant visiter Pamplona, nous trouver un petit bar sympa pour boire qui une bière qui un thé et même qu’on mangera peut être un p’tit gâteau paske on l’a bien mérité.

Bonne soirée à tous. À demain. Muriel

Le mauvais temps du matin n’arrête pas le pèlerin.

La petite église d’Esquiroz.

Une maison armoiriee

El Rio Arga

Les nuages de 11 heures n’arrêtent pas les marcheurs.

Portal de Francia à Pamplona

La carrerra Carmen

Encore qqes photos.

La cathédrale de Pamplona

L’ayuntamiento

Et le soleil pour mettre en valeur les façades colorées ..

Notre dodo de ce soir, cosy non?

Compostelle 2019: Jour 7 Dimanche 26 mai

Bonnes fêtes à toutes les mamans !

Aujourd’hui nous avons rallié Puente la Reina, 24 km d’un chemin beaucoup plus attrayant. Les paysages changent, la campagne est bien verte, nous avons vu les 1 ers amandiers. Toujours de beaux édifices religieux souvent disproportionnés par rapport à la taille des villages.

J’allais oublier : hier nous avons été accueillies par la fanfare et ce matin nous sommes parties avec les chants d’un groupe d’hommes ( je tenterai de vous envoyer tout ça mais les messages sont lourds et mon pauvre petit téléphone a du mal ).

Nous avons trouvé refuge dans un hôtel chic et pas cher, enfin un peu de luxe et de calme. Nous avons fait la connaissance de Ricardo, un charmant monsieur de Valencia, qui a remis Marie Odile sur la bonne route hier. Aujourd’hui il m’a tenue compagnie quand je clopinais fort ( une tendinite s’est jointe à moi ). Il a appris le français dans sa jeunesse et est tout content de pouvoir le pratiquer.

J’espère que vous avez bien voté, sur le chemin on prend conscience de l’importance de l’Europe, le nombre de nationalités différentes est époustouflant.

Bonne soirée à tous. Muriel

L’église de Zariquiegui

En montant la Sierra d’El Perdon

Les éoliennes brassent la brume

D’autres sculptures dans le froid du sommet, pas plus de 7 degrés.

L’église d’Obanos

Compostelle 2019: Jour 8 Lundi 27 mai

Bonjour à tous,

aujourd’hui vous aurez droit à 2 récits car la rupture entre Marie Odile et moi est consommée … Non pas que nous n’étions pas bien ensemble, mais parce que ma papatte me fait vraiment trop mal pour continuer à marcher.

J’ai donc pris un bus pour Hendaye et de là, un TGV pour Paris où je changerai de gare pour rejoindre notre bonne ville de Lyon. Long et surtout, onéreux voyage.

Pendant ce temps notre gazelle chaponoise gambade sur les chemins espagnols. Je l’ai confiée aux bons soins de Ricardo qui fera la traduction si besoin. Elle a mission de prendre et d’envoyer des photos, de marcher en surveillant les balises, de s’alimenter correctement et de choisir des gîtes potables. Bref, tatie Mumu lui a donné toutes les consignes.

N’hésitez pas à lui envoyer des petits mots d’encouragement. À bientôt. Muriel.

Quelle déception pour Muriel!!! Nous pensons à elle et aussi à Marie-Odile qui se retrouve seule mais accompagnée quand même.

Dès qu’elle enverra quelques nouvelles, je ne manquerai pas de continuer à vous mettre au courant

Gérard

 

Compostelle 2019: Jour 9 Mardi 28 mai

Un message de Marie Odile qui continue avec ses photos transmises par Muriel depuis son domicile..

Estella à losArcos 2e journée tout s’est bien passé

Après un court arrêté près de la fontaine ⛲ à vin 🍷 mise à. disposition des pèlerins à la sortie d’Estella

Très bonne journée avec le vent Gîte très bien. Marie-Odile

Fontaine à vin…